TA VOIX    Ô MON AMIE

13 octobre 2019 - 17:00
Tarifs : Tarifs de 10€ à 15€

TA VOIX   Ô MON AMIE
Cantate lyrique

Tarif Plein: 15,00 €
Tarif Réduit : 10,00 € (Moins de 18 ans / Séniors + de 65 ans)

Autres Tarifs et Abonnements au guichet :
17 rue Amiral Roussin 21000 DIJON – 03 80 30 61 00
Du lundi au vendredi de 9h à 12h30 et de 14h à 18h

Présentation  de la cantate lyrique :  TA VOIX  Ô  MON AMIE

par Jean-Louis GAND, compositeur

Il y a de nombreuses années, j’avais demandé à mon ami Maurice Ladey de m’écrire un texte d’après le Cantique des Cantiques (Poème au-dessus de tout poème) en vue d’une composition musicale. Il en existe de nombreuses traductions effectuées au fil des siècles. Peu après, je recevais  sa propre version, admirable autant par sa qualité lyrique que par sa fidélité au texte original.

D’autres travaux, d’autres compositions sont intervenus et c’est seulement aujourd’hui, après plus de trente ans, que je viens de composer cette œuvre que je souhaitais tant écrire. Peut-être s’enrichit-elle de tout ce que j’aurai appris en ces trois décennies.

Pour mieux entendre cette musique, il convient déjà de se pencher sur le texte pour en mieux comprendre la signification (les significations multiples). Et nul ne peut mieux nous aider dans cette recherche qu’André Chouraqui qui écrit dans ses commentaires : « Il est bien question d’un homme, d’une femme qui sont décrits avec une grande précision et avec beaucoup de ferveur, en eux-mêmes et dans différents états de leurs relations. Mais par référence à quoi ? Au cosmos tout entier : au Soleil, à la Lune, à l’aurore, au jour, à la nuit, à la Terre, au ciel, aux montagnes…à l’hiver, au printemps, à la mer, aux fleuves, aux parfums, aux roses, à la vigne, au vin, aux oiseaux, aux gazelles et aux cerfs… Une lecture attentive du Cantique montre bien les deux plans où la pensée de l’auteur chevauche : un plan humain, où il met en scène un homme et une femme, et un plan cosmique où il se réfère à la création entière…

Le Cantique, écrit-il également, est une symphonie en trois mouvements, en trois thèmes. Le premier est celui de la genèse de l’amour : les amants ne cessent de se contempler et d’exalter la beauté que dans l’amour ils contemplent l’un dans l’autre. Le deuxième thème est celui de l’exil, de la solitude, de la souffrance : l’amante, plongée dans le sommeil, n’a pas répondu à l’appel de l’amant. Le troisième thème explose dans la joie des retrouvailles : les amants célèbrent l’amour réalisé dans la mutation de l’être, scellé à jamais – fort comme la mort. ».

C’est cette tension perpétuelle et cette exaltation que doit traduire la musique dans la triple dimension du texte, à la fois charnelle, cosmique, spirituelle.

Dans le rôle de l’amante, la soprano solo chante tour à tour l’irruption de l’amour quand surgit le printemps nouveau ; puis « l’inconcevable obscurité de l’absence » ; enfin l’amour définitivement scellé, « le vin de ton amour m’enivre de sa fête ». Dans chacun de ces airs la soprano solo, accompagnée par le piano, dialogue avec un instrument à vent chaque fois différent : le hautbois dans l’évocation du printemps naissant ; la clarinette, plus énigmatique, dans son rêve où se mêlent la douceur d’évoquer l’amant et la douleur de son absence ; la flûte, brillante et volubile, pour chanter « le souffle du matin nouveau » et la toute- puissance de l’amour.

Des interludes confiés à la flûte et à la clarinette ponctuent et introduisent les diverses périodes du texte.

Le rôle du chœur, comme dans le drame antique, est d’apporter un éclairage ou un commentaire au récit. Il s’adresse d’abord aux jeunes filles de la cité : « N’éveillez pas avant que naisse le jour, n’éveillez pas l’amour ». Une supplication qui revient plusieurs fois sous des formes différentes. A d’autres moments, le chœur interroge : « Quel est-il ton amant de plus qu’un amant ? ». Et plus loin, « Quelle est celle qui se lève comme l’aurore contemplée ? ». C’est aussi lui qui lance l’affirmation définitive :

« Oui comme la mort l’amour est puissant
Violente la passion comme un feu dévorant ».
Affirmation reprise vigoureusement dans le chœur final, où s’ajoutent la soliste et tous les instruments :
« Les multiples vagues des eaux sur les eaux n’auront jamais pouvoir d’éteindre l’amour
Ni les fleuves en débâcle l’engloutir
Aucun trésor d’homme le tarir
Un fort imprenable l’amour
Un éveil infini un départ sans nul retour »

Pour la création de cette vaste cantate lyrique, j’ai la chance de pouvoir réunir un ensemble de remarquables interprètes : Gaëlle BILLAUT-DANNO et François FEROLETO, comédiens reconnus travaillant au théâtre, au cinéma et à la télévision, qui en seront les deux récitants.
Fabienne CONRAD, soprano solo, engagée fréquemment pour chanter l’oratorio ou l’opéra (Mozart, Gounod, Massenet, Bizet, Verdi, Puccini) en France, en Belgique, en Allemagne, en Russie…
Thierry ROSBACH, pianiste,
Sylvain PLUYAUT, organiste,
Claire LOUWAGIE, flûtiste,
Dominique MONNIN, hautboïste,
Eric PORCHE, clarinettiste,
Patrice BREFORT, bassoniste,

Tous concertistes et professeurs au Conservatoire à Rayonnement Régional de Dijon. Plusieurs d’entre eux sont également solistes à l’orchestre Dijon-Bourgogne.
L’Ensemble JOSEPH-SAMSON, chœur mixte de Dijon, placé sous ma direction.